The Waking Dream: Photography’s First Century

Une même idéologie traverse la musique, les poèmes, la peinture, le dessin ou encore la photographie un même sentiment de la vie, c’est celui de trouver une alternative à l’industrialisation du 19e. On essaye d’empêcher l’humanité de tomber sous l’emprise de la conception mécanique selon laquelle chaque action doit avoir une finalité. Ainsi, il s’agit de mettre à l’honneur le spirituel en art et de nouer des liens entre les nouvelles techniques à dispositions. Hors ce phénomène est d’autant plus vrai en photographie, critiquée pour son aspect mécanique, simple machine à copier le monde. Le mouvement pictorialiste qui se développe en Europe revendique la photographie comme art à part entière. 

Le Kamera Club à Vienne s’inscrit dans ce mouvement et en présente la première exposition en 1891 avec l’exposition internationale de Vienne où les photographies professionels et savants sont refusés. 

Les photographes sont à la recherche d’une esthétique picturale, comme le trahit le nom du mouvement, commune à la peinture. Cependant ils ne prétendent pas rivaliser avec elle,  la photographie a ses qualités propres qui en fait d’elle un art. 

Le Kamera Club prend la suite du club “der Amateur Photographen in Wien” où le terme Amateur est considéré au sens de celui qui aime la photographie et qui l’élève en contraste aux professionnels, obsédés par les détails et qui ne laisse aucune place à l’intervention artistique. Ils publient deux journaux: Photographische Rundschau et Wiener Photographische Blätter. Trois noms ressortent Hugo Henneberg, Heinrich Kuhn Hans Watzek qui ont formés le “trifolium” et exposent ensemble.  

Le photographe Henrich Kühn né allemand et naturalisé Viennois produit des photographies dont les compositions empruntent au genre de la peinture. Il a toujours reconnu sa dette envers les peintre et aviser les photographes si il s voulait devenir artistes de regarder les peintures.  Ainsi certaines photographies peuvent être rapprocher de l’ecole de Barbizon qui privilégie le sentiment de la Nature plus que son idéalisation. Ou encore les compositions de Vallotton qui a également fait parti des nabis. De plus l’artiste est illustrateur, graveur, lithographe. Productions qui se rapprochent conceptions photographie avec valeur négative et positives, publiées dans revues allemandes « Jugend » et « Pan » qui sont dans la même conception que celles viennoise comme Ver sacrum.

Nabi aussi cette question du sentiment, le terme signifie « annonciateur » ou “appelé par l’esprit”. Ils cherchent à se dégager de la contrainte imitatrice de la peinture à lui donner une logique décorative et symbolique qui lui est propre. Ainsi après sa brève relation avec les nabis Vallotton se consacre à l’experimentation de nouveau point de vue comme avec “The Ball” réalisé en 1899 vu comme depuis les airs. Hors on retrouve cette même composition dans la photographie de Henrich Kühn ayant sans doute trouver un moyen pour surelever sa camera. 

Heinrich Kühn, Scène champêtre (sud du Tyrol), entre 1912 et 1914, épreuve photomécanique (report à l’huile – bromoil) sur papier velin d’arche, H. 28,5 ; L. 30,5 cm, musée d’Orsay, Paris, France

Le travail de Henrich Kuhn a aussi été approché, tout du moins dans son choix de sujet et de composition, du peintre Max Lieberman, peintre et graveur de la Sécession à Munich. Par ailleurs Lieberman lui-même a entretenu des liens  avec école de Barbizon puis avec les impressionnistes avant de rejoindre la Sécession. Ainsi on retrouve la même esthétique chez les deux artistes comme on peut le voir dans la photographie The Artist’s Umbrella et certains tableaux de Lieberman d’enfants nus au bord de la plage.

Heinrich Kühn (1866–1944), The Artist’s Umbrella (Der Malschirm), 1908, Photogravure, 22.8 × 28.5 cm, Alfred Stieglitz Collection, Art institute of Chicago 

Un autre artiste du Trifolium Hugo Henneberg à quand à lui été rapprochée du travail du photographe Demachi avec ses tirages à la gomme bichromatée qui donne un rendu similaire au dessin. En effet, la photographie s’inspire de la peinture pour revendiquer son caractère artistique mais aussi du dessin, de la gravure. Son but est de brouiller les genres. 

Hugo Henneberg (1863–1918), Pflügen, printed 1903

Tirage à la gomme bichromatée, 65.8 x 95.8 cm, Alfred Stieglitz Collection, The MET, New York 

Le tirage pour les Pictorialistes est le moment le plus essentiel car c’est là que sa sensibilité s’exprime. Hors ce phénomène est encore plus vrai lors de l’usage de la gomme bichromatée. 

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